About Elise

Pendant la période de confinement que nous vivons, toute l’équipe du CPIE est en télétravail et en activité partielle, joignable par mail prioritairement. Les outils de visio-conférence nous permettent de maintenir le lien au sein de l’équipe et d’avancer conjointement sur certains dossiers.

Toutes nos activités jusqu’à fin avril en lien avec les publics sont reportées :

  • Assemblée Générale du 21 mars : REPORT
  • Cultivons la biodiversité, dimanche 29 mars : REPORT
  • Réunion territoriale loi EGalim, mercredi 1er avril : REPORT
  • Animations scolaires et périscolaires : REPORT

C’est le bon moment pour adhérer !
Mais à quoi ça sert ? A soutenir nos actions, à prendre part au projet associatif, à partager des expériences, à rencontrer d’autres personnes qui ont envie d’œuvrer pour l’environnement et la transition écologique…
Vous avez ici le bulletin d’adhésion avec les informations pour effectuer un virement (mode de paiement à privilégier). Ayez une petite pensée pour l’adhésion de soutien, dont nous pourrions bien avoir besoin dans les prochains mois ! Elle ouvre droit à une réduction d’impôt…


De multiples études tendent à montrer le bienfait de la nature sur notre santé et mettent en évidence ce qu’on appelle désormais le « syndrome du manque de nature ».

Ainsi les vertus de la nature pour notre santé se situeraient à plusieurs niveaux. Réduction du stress et de la dépression après la marche régulière en forêt (Université du Michigan) ; amélioration de notre immunité grâce à du temps passé en nature (Université de l’Illinois) ; augmentation du taux de globule blanc dans le sang grâce aux fameux « bains de forêt » (Étude japonaise) ; créativité en hausse et apprentissage facilité quand ils s’exercent en milieu naturel (Université de l’Utah)… Dès 1984 une étude avait montré que des patients opérés guérissaient plus rapidement quand ils avaient dans leur chambre une fenêtre sur l’extérieur.

Et puis nombreux.ses sommes-nous à avoir expérimenté le bien-être procuré par une balade en nature, l’activité de jardinage, l’observation d’un paysage…

En cette période de confinement, nous pouvons ressentir plus que jamais ce besoin de nature essentiel à notre équilibre. Si, chanceux que vous êtes, vous possédez un jardin, vous pouvez profiter d’une nature proche. Mais lorsque l’on vit en appartement, comment faire pour rester connecter à la nature ?

Prendre soin de ses plantes vertes, regarder de belles photos de nature, vous poster à la fenêtre pour sentir l’air sur votre visage, humer les odeurs, écouter les oiseaux…

Vous pouvez aussi vous exercer à l’écriture des haïkus, ces courts poèmes japonais dont la technique fut mise au point au XVIIè siècle par le plus célèbre poète japonais Matsuo Bashô

Un haïku est un instantané, il exprime des moments de la vie quotidienne et recèle deux qualités essentielles : la finesse ou légèreté (karumi) et l’étonnement, le cocasse (kokkei)

Il existe aujourd’hui 3 types de haïkus : de saison (le seul pour les puristes, celui d’origine), de circonstance et le senryû.

Le thème de prédilection d’un haïku est spectacle de la nature.

Pour écrire un haïku, il faut se laisser guider par un détail, une impression, une couleur, un parfum, un bruit ; concentrer son attention sur un seul geste, une seule image ; donner à la voir, l’entendre, la sentir ; exprimer les émotions qu’elle créé ; utiliser le contraste.

Les mots et leur rythme revêtent une grande importance.

Vous devez enlever tout ce qui est inutile, redondant car les mots sont précieux. Ils doivent être précis et simples. Il n’y a pas besoin d’imagination, le haïku ne pense jamais ! Au contraire c’est un poème du lâcher prise.

Voici plus précisément les règles du haïku de saison : il est situé au sein d’une saison, qui doit être nommée ou encore mieux suggérée par des indices ; il contient 17 syllabes réparties en 3 groupes (5-7-5) ; on y trouve une coupure, une respiration (certains mots sont intraduisibles du japonais. On peut les retrouver sous forme de ponctuation. Par exemple, le tiret exprime l’émotion contenue.

Quelques exemples de haïkus de printemps. Notez que les traductions du japonais ne permettent pas toujours de garder les règles syllabiques…

Kobayashi Issa (1763-1828)
Ces fleurs de cerisier
qui tant me ravissaient
ont disparu de la terre

Buson Yosa (1716-1784)
Rien d’autre aujourd’hui
que d’aller dans le printemps
rien de plus

Céline Lajoie (contemporaine)
Premier son de cloche
dans le boisé de la cour
deux brins de muguet

Envoyez-nous vos haÏkus, nous les publierons sur notre page facebook…


La mi-mars a marqué le retour de milans noirs au bord du Léman. Son cri, facilement reconnaissable m’a fait sortir de mon antre pour me poser sur mon balcon, jumelles en main. Un groupe de plusieurs milans noirs tournoyaient dans les airs. L’observation de ces rapaces occupe une partie de mon confinement.

Reconnaissable à sa couleur sombre et sa queue longue et légèrement échancrée, le milan noir, Milvus migrans, de son nom latin, est un oiseau migrateur. Il passe l’hiver au sud du Sahara et revient en France à la mi-mars. Il ne reste dans nos contrées que 4 mois, le temps de se reproduire puis il repart vers des contrées plus clémentes.

Il choisit son site de nidification proche du lac avec de grands arbres favorables à la construction de son aire. La femelle pond 2 à 3 œufs. Les petits s’envolent au bout de 6 semaines.

Il se nourrit principalement de proies déjà mortes, principalement de poissons. Comme les vautours, il est un nettoyeur de la nature.

Bien que les populations de milans noirs ne soient pas en danger, elles ont tendance à régresser ces 20 dernières années, surtout en Europe de l’est. En cause, la chasse et l’empoisonnement des individus mais aussi les collisions et les électrocutions avec les lignes électriques.

A vos jumelles et observez le vol des milans noirs, de retour avec le printemps !