En cette période de confinement, les jardins ont le vent en poupe. Ces espaces nourriciers sont aussi idéales pour s’aérer le corps et l’esprit, se dépenser, créer des liens, partager…Mais est-il possible de se rendre dans un jardin partagés en cette période ? Pour y répondre voici une petite synthèse des informations que nous avons pu trouver. Bien entendu les restrictions ne sont pas définitives et peuvent être amenées à changer.

La première question est de savoir si on est autorisé à se rendre sur un espace qui n’est pas attenant à notre habitation. La réglementation le permet mais pour cela vous devez vous munir d’une attestation de déplacement dérogatoire en cochant la case « déplacement pour effectuer des achats de première nécessité » pour les potagers ou « déplacements brefs » pour un jardin d’agrément. Vous trouverez plus de précisions sur le site internet du gouvernement dans la rubrique questions/réponses – sorties et déplacements

Néanmoins, chaque parcelle communale doit être soumise à dérogation pour réouverture, il en est de même pour les jardins partagés ou familiaux. Les communes peuvent donc autoriser l’accès aux parcelles mais peuvent également mettre en place une réglementation particulière afin de respecter les normes sanitaires. C’est par exemple le cas pour les villes d’Annemasse et de Thonon qui, entre autre, limitent le nombre de personne et autorisent l’ouverture des jardins sur des plages horaires définies.

Nous vous conseillons donc de contacter votre mairie afin d’obtenir l’ensemble de ces informations. 


L’ambroisie est une plante originaire d’Amérique du Nord introduite en France aux alentours des années 1960. De par ses faibles exigences écologiques elle a réussi à coloniser grand nombre d’habitats naturels et s’est installée dans la majorité des départements de l’hexagone. La Haute-Savoie n’est malheureusement pas épargnée puisque l’ambroisie a été signalée sur l’ensemble du territoire.

Comme toutes les espèces exotiques envahissantes, cette plante menace les écosystèmes et les espèces autochtones en accaparent une part trop importante des ressources dont les espèces indigènes ont besoin pour survivre. Mais l’Ambroisie provoque également des risques pour la santé. En effet, son pollen très allergisant, cause des troubles allergiques multiples et graves pour les personnes sensibles. 

C’est donc pour limiter ces risques, à la fois écologiques et sanitaires, qu’un programme de lutte à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes est mené et encadré par l’Agence Régionale de la Santé. Ce projet a pour objectif de former et d’informer les citoyens, écoliers, agents de collectivités afin que chacun, à son échelle, puisse agir. C’est dans ce cadre que le CPIE Chablais-Léman intervient comme relais local pour le Chablais.

Sur notre territoire, cette espèce s’observe dès le début du printemps, entre avril et mai et c’est à ce stade qu’il est le plus simple d’intervenir car le pollen n’est pas encore présent. Il suffit alors de l’arracher et de la signaler sur la plateforme nationale (www.signalement-ambroisie.fr).

C’est parce que cette espèce fréquente les milieux anthropisés (jardins, bords de route, espaces verts, lotissements) et ne respectera malheureusement pas le confinement que nous en appelons à votre vigilance pour la repérer avant qu’elle ne fleurisse et devienne allergisante.

Bien entendu, les membres du CPIE sont là pour vous accompagner à garder l’œil ouvert et à savoir la reconnaître. N’hésitez donc pas à nous contacter pour avoir plus d’information : macha.joanin@art-terre.net.


Depuis, 2018, le CPIE Chablais-Léman invite les citoyens, les communes, les écoles et les entreprises à créer dans leur jardin un carré pour la biodiversité.

Nous vous proposons de mettre, vous aussi, un Carré pour la biodiversité dans votre jardin et vous invitons à partager la photo de votre Carré et de vos observations dans les commentaires ou sur notre page facebook !

C’est quoi un carré pour la biodiversité ?
> Il s’agit d’un espace de minimum 1m2 dans son jardin ou sur un espace vert sur lequel les herbes folles poussent en toute liberté. Pas d’arrosage, pas d’entretien, pas d’engrais… Un seul mot d’ordre : Laisser faire !

Dans quel but ?
> Le carré pour la biodiversité permet à la biodiversité de proximité de s’exprimer. C’est un refuge pour toutes sortes de petites bêtes, pollinisateurs, papillons, escargots et autres cloportes. Et dans le contexte de déclin de la biodiversité, chaque parcelle d’herbe folle, notamment en vile, est une oasis pour les êtres vivants.

Comment faire ?
> Un tuto des plus simple, il vous faut :
– 4 piquets
– De la ficelle
– Un stylo
– Une imprimante

Etape 1 : Imprimer la charte (ci dessous)
Etape 2 : Remplir sa charte, la signer puis la transmettre par mail au CPIE à l’adresse suivante carre@art-terre.net
Etape 3 : Planter 4 piquets pour former un carré
Etape 4 : Délimiter le carré avec de la ficelle
Etape 5 : Laisser pousser et s’exprimer
Etape 6 : Partager ce tuto à ses voisins !

Le truc en plus ?
> Pour les amoureux de nature, c’est aussi un espace d’observation et d’émerveillement. C’est l’occasion de faire découvrir la nature de proximité aux enfants. A vos carnets et crayons pour croquer et/ou noter vos observations. Vous serez surpris par le nombre d’espèces animales et végétales que peut accueillir ce petit espace.

Pour aller plus loin ?
> Vous pouvez même partager vos observations grâce aux observatoires de sciences participatives ! Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux : de la simple observation des papillons et des bourdons à la photographie des insectes pollinisateurs ou encore l’observation des changements des végétaux en lien avec le réchauffement climatique. Pour des infos complémentaires sur les sciences participatives, contacter moi : carre@art-terre.net

Autre chose ?
> Oups, j’ai oublié la 7ème étape de mon tuto ! N’oubliez pas de prendre votre carré en photo et de la poster ici le 28 avril ! N’hésitez pas à partager vos observations et photos de fleurs et de petites bêtes !

Et en bonus le CPIE propose tout au long de l’année des sorties et des animations autour de la biodiversité pour les participants et le grand public afin de partager et d’améliorer ses connaissances autour de cette thématique ! C’est l’occasion de se retrouver entre amour de la nature et du jardin et de se retrouver pour un moment de connaissances et de convivialité.

Alors qu’attendez-vous pour participer ?

Vous pouvez télécharger la charte pour votre participation ci-dessous :